L’ARTISTE DE LA SEMAINE : EUGENIA LOLI

February 3, 2016

Entre le musée d’histoires naturelles, l’aspirateur de plage ou le slip cactus, on ne sait pas lequel on préfère… Les collages surréalistes de la talentueuse Eugenia Loli ont frappé notre imaginaire un peu comme ça, sans prévenir. UO s’en va à la rencontre de l’artiste pour parler de gazette vintage et d’autres rêveries pop.

UO : Salut Eugénia ! D’où viens-tu, quel est ton parcours ?

Je suis grecque, j’ai étudié la programmation informatique avant de partir m’installer au Royaume-Uni. J’y ai rencontré mon mari, un français formidable et nous sommes partis vivre aux US. Là-bas, j’ai travaillé en tant que journaliste high-tech puis je suis tombée malade et j’ai dû abandonner mon métiers, certains projets. L’art m’a beaucoup aidée et j’ai peu à peu retrouvé une santé.


Bloomy Kiss

UO : Qu’est-ce qui t’a attiré au départ vers le collage ? Quelque chose de particulier te plaît-il dans cette forme d’art?

J’ai commencé à guérir en 2011 et ce type de collage que nous trouvons aujourd’hui beaucoup sur la toile, le “pop collage” est devenu populaire sur Tumblr cette même année. L’idée me plaisait et c’était le bon moment pour se lancer. Ce que j’aime avant tout dans le collage, c’est cet appel incroyable à l’univers fantastique et à l’imagination qu’il suscite.


Weight Loss Wrap

UO : Qu’est-ce qui te plaît dans l’art abstrait ?

L’artiste n’essaie pas montrer quelque chose qui existe, mais quelque chose qui pourrait exister. Ensuite l’esprit du spectateur “modèle” l’oeuvre, ce qui lui donne un aspect unique. C’est une expérience qui se partage.


Urban Camouflage


Other Side

UO : Beaucoup de tes images sont issues de magazines vintage. Qu’est-ce qui t’attire dans la gazette rétro ?

D’un point de vue pratique, les images vintage limitent le copyright. D’un point de vue artistique, j’aime l’effet des pellicules anciennes, moins précis et plus doux.

UO : Comment intègres-tu la pensée philosophique à travers ton travail ?

Quand on fait du collage, on a moins de possibilité d’entrer dans les détails. Magritte par exemple, qui a d’abord été penseur avec d’être peintre, utilisait quotidiennement cette technique pour imager ses pensées.

Comme je me sers d’images qui existent déjà, c’est une forme d’art qui par essence est moins précise mais aussi moins expressive que la peinture par exemple. Le sens que l’on veut donner à son oeuvre est plus difficile à obtenir. Un conseil, n’oubliez jamais le titre d’un collage ! Le spectateur aimera lire le fond de votre pensée.


Spring Crop at the Rosseland Crater

Natural History Museum


First Contact With Higher Self


It Ends With a Bang


OCD Lady